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:: La légende des montagnes du couchant ::

 
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MessagePosté le: Mer 13 Mai - 16:39 (2009)    Sujet du message: La légende des montagnes du couchant

"Nous y sommes enfin, le col Maudit, sommet le plus haut des montagnes du couchant, le col nommé Endarion perché au plus au point de la souffrance et de la douleur. Je ne sais combien d'entre nous sont morts avant d'arriver jusqu'ici. Il neige depuis que nous avons passé les mille sept cent mètres d'altitude. Il neige sans arrêt, chaque seconde. Parfois, le vent soulève les flocons et nous fige dans notre corps transi. Le froid nous harcèle et nous empêche de dormir. Tout est gelé et celui qui ferme les yeux un instant ne peut plus les rouvrir. Nos cotes et nos armures, mêmes nos armes cassent sous l'effet du gel. Nos cuirasses et nos couvertures sont inefficaces contre le froid glacial. Nous peinons à marcher dans cette épaisse neige qui nous prend aux genoux et nous épuise encore davantage. Le périple à travers les montagnes et éreintant.

Partis depuis douze décades, nous n'avons plus de nouvelles de Sholus depuis quelques jours. Certains d'entre nous disent que les éspions d'Ashgal interceptent les messages que nous envoyons grâce aux rapaces missionnaires. Nous ne voyons plus le ciel à cause du brouillard. Nous passons nos journées sans distinguer le matin de l'après-midi. Tout à l'heure, un moptos nous a attaqué. Il a tué trois hommes et une de nos montures. Les conditions sont très difficiles. Mes bottes sont trouées et mes pieds partent au bleu noir, j'ai du mal à me tenir debout. Shirlan, qui fait office de médecin depuis le décès de maître Albin, m'a dit de verser un peu d'alcool des mines sur mes orteils chaque jour. Je dois poser la plume nous allons repartir.

Nous nous sommes arrêtés quelques temps. Mes pieds me font de plus en plus mal. Je claudique dès que je n'ai plus d'appui. Un guerrier m'a prêté une canne de bois pour me reposer. Les troupes d'Ashgal se rapprochent. Nous pensions qu'ils ne viendraient pas nous chercher dans cette région isolée mais nous nous abusions. Les suiveurs tentent d'effacer nos traces, mais les hordes gagnent sans cesse du terrain. La dernière bourrique a cédée tout à l'heure. Il nous faut porter le matériel nous-mêmes, ce qui n'accroît notre fatigue. Nous avons été contraints à abandonner une partie des armes et il n'y a plus beaucoup de nourriture.

Le vieux Olann continue de marmonner ces vers en vieille altique, toujours les mêmes. Je connais ce dialecte mais il me semble que ses phrases n'ont pas de sens. Il ne dit rien d'autre, ne dort et ne se nourrit presque pas. Nul ne sait d'où il tire cette bravoure mais je suis sûr d'une chose : ce vieillard est une force de la nature. Il tremble sans arrêt mais refuse toujours de se nourrir. Sa longue barbe blanche ébouriffée ne le protège pourtant pas du blizzard. Je le redis, cet homme est bien étrange.
Nous avons retrouvé la petite Orielle, qui avait disparu. C'est terrible. Sa carcasse gisait, pleine de sang gelé, près d'une meute de loups. Nous les avons massacrés et avons enterré ses os avec ses vêtements. Heureusement, ses parents ne sont plus ; je ne me souviens pas de ce qui les a emporté mais je n'ose imaginer leur peine s'ils avaient eu à voir ce spectacle morbide. Cet épisode sanglant a fait régner un climat de terreur sur notre groupe. Deux hommes que je connais peu ont failli en venir aux mains. L'un voulait se rendre à l'ennemi et pactiser pour épargner nos vies. Pour l'honneur de ses fils je tairai son nom. L'autre s'est élevé d'une traite, la poussé dans la neige et a crié que jamais il ne vendrait son âme au point de renoncer à ses croyances. On les a séparés mais les tensions persistent : il semble que deux groupes commencent à se former. Moi, je me fiche de ces disputes, on m'a donné pour quête de conter le récit de voyage de notre expédition, je mènerai comme toujours ma mission jusqu'à mon dernier souffle.

Le vent s'est levé, nous ne voyons plus à cinq pas. Nous nous sommes attachés les uns aux autres avec de longues cordes pour ne pas nous égarer. Dans l'affolement, l'un de nous s'est perdu. On entendait sa voix, résonner dans la montagne, appeler au secours. Mais les échos nous empêchaient de le guider vers nous. Depuis, plus de nouvelles. Sans doute est-il mort de froid. Le temps passe, marqué par le poids des corps morts qui succombent les uns après les autres au froid, aux bêtes sauvages, aux maladies...

Mes pieds ne me supportent plus. Les autres sont obligés de me porter à tour de rôle par groupe de deux sur un brancard de fortune fait d'une couverture ; ils refusent de m'abandonner et disent que personne d'autre ne saurait rédiger notre histoire. Je leur dis que Hamrok. Désormais, mes orteils sont perdus et je bois l'alcool pour réchauffer mon sang et passer la douleur. Je n'en ai plus beaucoup, ma dernière bouteille est au deux tiers vide. La fatigue m'envahit un peu plus chaque seconde. j'ai envie de dormir et étrangement, quand je ferme les yeux, il fait bon : je ne sens plus le monde, le froid et la chaleur ne me font plus souffrir. Je pense à mon épouse et à ma fille, j'aimerais les revoir. Je prie les dieux pour qu'ils m'accordent le bonheur de les revoir enfin.


Mon nom est Hamrok, fils de Héhamrod, descendant de Héhantrod et Héhanr. Je reprends le journal du groupe en raison de la mort de Damian. Son sang raidi dans ses artères a figé son coeur. J'ai pu lire qu'il souffrait depuis quelques temps déjà. Nous ne sommes plus que dix-sept à lutter pour notre survie. Les tensions se sont apaisées et nous avons trop froid pour nous chauffer la bile.
Par tous les dieux ! Le vieux Olann a découvert l'entrée d'une galerie sous le manteau de neige. Pendant que nous gardons l'entrée, une poignée d'entre nous part explorer la grotte. Le vieux vient de remarquer un symbole, il hurle. On distingue quelques mots clairsemés dans un charabia d'altique que plus personne ne parle. Il crie de toute sa gorge : "Fuyons... Mieux vaut mourir de froid...". Le voilà qui s'évanouit. Au moins il ne hurle plus.
Après un long moment, les hommes ressortent des galeries et nous invitent à nous y abriter. Ils restent effacer les traces et calfeutrer l'entrée. Les parois sont rocheuses et tapissées de sigles. Le vieillard se réveille et se remet à hurler : "La bête ! ... Les profondeurs ! Partez ! Fuyez !" Il manque de s'évanouir à nouveau. D'un geste vif, il s'enfonce une lame dans l'estomac. Mes dieux quelle folie ! Le silence se fait. Chacun semble douter, et même s'il était un fou, son geste nous plonge dans une peur saisissante. Nous devons avancer malgré tout. A mesure que nous progressons, les galeries s'élargissent et les parois deviennent terreuses. Nous trouvons des racines et des insectes comestibles. Au moins, nous pouvons nous nourrir. Je n'ose pas le dire à voix haute, mais je crois que nous sommes perdus. Tous ces couloirs se ressemblent et il me semble même que nous tournons en rond. D'avoir mal mangé durant longtemps, beaucoup ont les gencives gonflées et la douleur leur donne du mal à mâcher. Je pense que nous descendons dans le pied de la montagne car il commence à faire bon. Nos couvertures ne sont plus nécessaires pour nous tenir chaud. Mon rapace parvient à déployer ses ailes. Au sein du groupe, le moral semble revenir un petit peu. Pour la première fois depuis des jours, j'ai de l'espoir. J'en vois même sourire par moment.

Dans ces galeries, nous perdons la notion complète du temps : plus de jours ni de nuits. Les parois argileuses prennent une couleur rougeâtre. Loin de nous rassurer, des os rongés jonchent maintenant le sol. Il fait de plus en plus chaud. Nous arrivons dans une sorte de sas. Là, devant nos yeux, une immense caverne dont on ne voit pas les parois s'étend dans l'horizon. La hauteur est telle, qu'il semble ne pas y avoir de plafond. De larges colonnes pierreuses se dressent ça et là pour tenir l'édifice. Un puissant écho nous renvoie nos paroles et les hommes, pour s'amuser, se hurlent à eux-mêmes des histoires pour rire. Nous avançons toujours, mais perdus dans cet océan de vide, nous ne savons plus où nous allons.

Soudain, un bruit rocailleux et métallique gronde dans le lointain, il semble provenir de devant, de derrière, de partout ! Il éclate nos tympans par son intensité. Une lumière chaude se fait voir au loin. On distingue un point noir.

Dieux aidez-nous ! C'est un démon ! Un titan de flammes ! Ce lui de la légende ! Nous courrons nous cacher derrière les colonnes. Maudits soient ces crétins qui par leurs cris ont éveillé la bête ! Olann savait, le vieux, il connaissait l'histoire. Dieux de lumières sauvez-nous ! Renvoyés cette créature infernale aux entrailles de la terre ! Mes dieux, ça ne peut être vrai, il ne peut exister. Ancêtres ! Il se rapproche, j'ai peur, je suis terrorisé, les larmes me coulent machinalement des yeux.
Il se déplace à grande vitesse. Il vole. On distingue ses ailes et cette envergure colossale. Il vole à la manière d'une chauve-souris. Voilà qu'il se pose et se dresse au milieu des colonnes. Jamais ce géant ne sera terrassé, il semble pouvoir détruire le monde à lui seul. Sa peau rouge cramoisi, épaisse comme de la corne crache de longues flammes. Des crevasses immenses sculptent son torse rocailleux. Ses mains de titan portent d'immenses griffes, brunes comme de la terre cuite. Une armure recouvre ses jambes, une autre ses épaules. Des pics de fer courbés, rougeoyant sous les flammes lui confèrent une puissance imposante. Qui a bien pu forger de telles pièces d'armurerie ? Des liserets brillants dessinent des symboles sur ces pièces forgées.
De longues ailes d'un rouge très foncé s'étendent depuis son dos. Elles sont montées de larges bras de corne au bout desquels se dressent des pointes aiguisées. Un fin tissu crevé et décharné se tend entre ces bras et donne à ces ailes des airs de voiles trouées d'un vieux vaisseau fantôme errant vers l'infini. Et chacun des battements, si infime soit-il, repousse tous les corps et soulève les pierres.

Et seigneurs ce visage ! Cette horreur démoniaque ! Ô laideur infernale ! Quel est ton créateur ? D'une figure terreuse, même rocheuse, s'échappent deux cornes au niveau des mâchoires et deux autres sur le haut du crâne rec_ourbées sur elles-mêmes, elles sont nervurées depuis la base jusqu'à la pointe. Des dents acérées sortent d'une large bouche dont la langue est noire et fourchue. Au dessus, deux gouffres servant de narines crachent des nuages de fumée anthracite. Des crevasses profondes semblent plisser cette face rigide et grimaçante comme un masque de foire. Et deux grands yeux à demi-fermés scintillent comme des torches enflammées, brillent d'une force maligne, animent le monstre d'une hargne féroce.

En quelques secondes, il flaire notre trace et souffle une boule de flammes qui brûle trois des nôtres. Mon tour approche, je n'ai que peu d'instants. J'envoie ce parchemin, récit de notre histoire par la serre de mon oiseau en espérant qu'il vous gardera bien de venir en ces lieux. Vole mon bel ami ! Conte notre légende au monde !"



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MessagePosté le: Mer 13 Mai - 16:39 (2009)    Sujet du message: Publicité

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